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3.6 Le microbiome intestinal: sentinelle de l'environnement nordique et de la santé mentale des Inuits

Chercheurs principaux

Richard Bélanger, Gina Muckle

Co-chercheurs

Pierre Ayotte, Michel Bergeron, Marc Hébert, Mélanie Lemire, Michel Lucas, Pierre Marquet, Chantal Mérette, Marie-Claude Vohl

Collaborateurs

Maurice Boissinot, Jacques Corbeil, Christopher Fletcher, André Marette

Collaborateurs hors UL

Olivier Boucher (U. de Montréal), Sylvaine Cordier (France), Mylène Riva (McGill U.)

Résumé du projet

Le projet s'inscrit à la suite des enquêtes de santé réalisées au Nunavik en 1992 et 2004, lesquelles ont su documenter l'exposition cumulative des communautés à l'adversité (contaminants environnementaux, insécurité alimentaire, victimisation, usage de substances) de même qu'une forte prévalence de détresse psychologique. Ciblant la cohorte des 16-30 ans participant à la prochaine enquête de santé de la population Inuit prévue en 2017, ce projet examine le rôle du microbiome intestinal face à l'adversité et son influence sur la santé mentale. Misant sur une évaluation globale de leur santé au sein de l'enquête, l'exploration des profils du microbiome intestinal des participants sera mis en relation avec le statut dépressif à l'aide d'un devis cas/témoin. Ces mêmes profils du microbiome intestinal seront également examinés selon des sources et niveaux différents d'adversité vécue par les jeunes Inuits du Nunavik, ainsi que sur plusieurs marqueurs biologiques. Comme explication possible aux associations attendues, la résilience neuronale spécifique aux Inuits du Nunavik sera également étudiée. En appui aux efforts déjà mis en place dans les communautés, ce projet prévoit au budget, en plus d'un solide plan académique transdisciplinaire pour les étudiants:

1) la collecte d'échantillons fécaux et l'analyse du microbiome intestinal,

2) l'étude du métabolome et de biomarqueurs inflammatoires,

3) l'utilisation de l'électrorétinogramme comme nouvel identificateur de problèmes de santé mentale et

4) de la culture neuronale à partir de cellules souches pluripotentes, et

5) des processus analytiques à la fine pointe de la technologie.

Comme retombées, une compréhension plus large des problèmes de santé mentale, intégrant les aspects environnementaux autant externes et internes de l'exposition humaine, est souhaitée. De nouveaux marqueurs d'adversité, mais surtout de détresse psychologique, sont attendus. Les chercheurs et collaborateurs à ce projet désirent nourrir autant l'innovation que favoriser les facteurs de résilience de toute une population.